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Des choses saintes exigées 'pour la messe

1. « Missels, » avec leurs « signets l. » La rubrique du \ Missel fait cette recommandation au prêtre qui va célébrer : « Accipit missale, perquirit missam, perlegit et signacula ordinat ad ea quæ dicturus est. » Au moins six signets sont nécessaires : il en faut un pour la messe du jour, un second s’il y a une oraison propre ou quelque renvoi, un troisième pour la mémoire occurrente, un quatrième pour l’oraison A cunctis ou autre prescrite par la rubrique, un cinquième pour l’oraison ordonnée par l’évêque et un sixième pour la préface.

Le missel, aux messes solennelles, ainsi que l’épistolier et l’évangéliaire, sont couverts d’une housse analogue aux ornements : < Libri vero missalis, evangeliorum, epistolarum, tecti serico ejusdem coloris quo cætera paramenta. ® ( Cærem . episc.)

2. « Calices et patènes 2 avec leurs étuis . » L’étui est requis pour la propreté et la conservation. Les procès-verbaux de visite supposent d’abord une enveloppe d’étoffe, puis une boîte.*

Le calice peut porter des armoiries sur le pied. Aucune rubrique n’enjoint d’y mettre une croix, qui d’ailleurs est sans utilité, tandis qu’elle parle du nœud qui est nécessaire pour le prendre commodément.

11 est en or ou argent doré pour le pape, les cardinaux et les patriarches, en signe de prééminence, avec cette restriction toutefois que les temps de deuil et de pénitence ne comportent que l’argent. L’argent seul convient aux archevêques et évêques, à plus forte raison à tous ceux, même prélats et abbés, qui leur sont hiérarchiquement inférieurs.

Le calice doit avoir au moins sa coupe en argent, doré à l’intérieur.

1. « Mandatum fuit missali de anno 1682 apponi novum canonem etduobusmissalibus signacula. » — « Missalia fueruut approbata, si apponantur cordulæ sive signacula. » (Act. visit .)

2. « Vasa sacra propriis manibus abluite et extergite diligenter. Nulla fœmina

ad allare Domini accedat nec calicem Domini tangat Vasa saci*a et veslimenta

sacerdotalia nolite negotiatori aut tabernario in pignus dare » ( Pontifical .)

La patène est également dorée à l’intérieur, par respect pour l’eucharistie. La sacrée congrégation des Rites, dans ces dernières années, a autorisé le bronze d’aluminium, mais à de certaines conditions.

Voici le texte des rubriques : « Qui (calix) debet esse vel aureus, vel argenteus, aut saltem habere cuppam argenteam intus inauratam,et simul cumpatena itideminaurata, ab episcopo consecratus. » (. Missale .) — « Calix et patena sint aurei vel argentei, non ærei, aut aurichalcei, vitrei, vel lignei. » ( Pontifical .)

Il faut un calice plus grand et plus beau pour la réserve du jeudi saint : « Calix amplior et pulchrior cæteris, ubi sacratissima hostia reponetur. » ( Cærem . episc.)

3. « Purificatoires, corporaux et pales b » Ces linges ne peuvent être qu’en toile de lin ou de chanvre, jamais en coton. Le purificatoire seul ne reçoit pas de bénédiction. Le cardinal Orsini, pour qu’il se maintînt propre et sans tache, prescrivit plusieurs fois dans le cours de ses visites de ne pas employer le vin rouge à la messe : « Inhibitus fuit usus vini rubri, quia nimis purificatoria deturpat. » — et Inhibitus fuit usus vini coloris rubri ad occurrendum sordiditati sacræ suppellectilis. »

Le corporal n’admet aucune broderie, mais simplement une dentelle autour. Voici la rubrique du missel : t Corporale plicatum, quod ex lino tantum esse debet, nec serico vel auro in medio intextum, sed totum album et ab episcopo vel alio habente facultatem simul cum palla benedictum. » Orsini voulait aussi que les corporaux fussent changés souvent : « Que les corporaux ne s’emploient pas plus d’un mois sans être blanchis. »

La pale est blanche, carrée et petite : « Parva palla linea, » dit le missel; « palla linea munda, non colorata, aut alterius materiæ, » dit le Pontifical. A Rome, elle ne couvre que la patène, sans déborder autour, sinon parles angles et encore très peu. Composée de deux morceaux de toile fortement empesés, elle est bordée d’une dentelle étroite. Quand elle ne couvre pas le calice, on la pose sur le voile plié, qui est alors placé près du corporal.

La sacrée Congrégation des Rites a autorisé d’abord l’introduction d’un carton entre les deux morceaux de toile, puis, à la partie

i. « Corporalia mundissima sint. » {Pontifical*)

supérieure, une broderie ou une étoffe delà couleur du jour, pourvu qu’il n’y ait ni un fond noir ni des emblèmes mortuaires.

4. « Voiles et bourses ». Le voile est entièrement en soie, mince et souple. A Rome, il est assez large pour couvrir le calice de tous côtés; on ne le double pas, pour qu’il retombe d’une façon plus élégante, et on n’y met pas de croix. La rubrique du missel en dit simplement ces deux mots : « vélo serico. « Le Pontifical est plus précis sur un autre point, la couleur : Vélum parvum coloris paramentorum. »

La bourse romaine, cousue de tous côtés moins à l’ouverture, est de la couleur de l’ornement, dit le missel : « Super vélo ponit bursam coloris paramentorum, intus habentem corporale plicatum. » Le Pontifical prescrit une croix au milieu : « Rursa desuper ejusdem coloris, habens crucem in medio. » Pour lui donner plus de consistance, il faut qu’elle soit garnie de carton : « Mandatum fuit bursam intus vestiri carta papiracea validiori. » ( Act . visit.)

5. « La boîte aux hosties, avec son plomb. » Cette boîte est de forme ovale et en bois, en métal 1 ou en carton recouvert de soie blanche, à l’intérieur et à l’extérieur. Pour que les hosties ne prennent pas un mauvais pli, on pose dessus une plaque de plomb recouverte de toile : « Che si faccia la veste al piombo delle hostie. » (Act. visit.)

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