Des hôpitaux
La visite des hôpitaux, dans le Pontifical, suit celle des habitations des chanoines : « hospitalia i. »
1. Au-dessus de la « porte », on grave ou l’on peint une « inscription » qui indique la destination spéciale de l’hôpital ou de l’hospice. En voici quelques exemples pris à Rome : A l’hôpital de la Consolation, au côté des hommes, on lit : Hospitium devotorum Virginis , et du côté des femmes : Hospitium mulierum. A Saint-Jérôme des Esclavons ’.Hospitale S. Hieronymi pro peregrinis Illyr. excipiendis. A Saint-Claude des Bourguignons : Hospitio per li poveri pellegrini délia Conted 2. Il en était de même à Bénévent, comme il résulte des procès-verbaux de visites : « De domo hospitali cum inscriptione exteriori supra portam : Domus hospitalis pro in firmis ac peregrinis. » — « ïnscriptio nempe Hospitium pro pere grinis adhuc desideratur. » Le cardinal Orsini avait fait plaquer cette belle inscription au-dessus de l’entrée de l’hôpital fondé par ses soins à Bénévent : Deo peregrinos amantes amari. Juxta sacras paginas peregrinum amat Dominus eique victum præbet ac vestilum.
1. Le concile de Trente a réglé que les évêques ont droit de visite sur les hôpitaux, collèges, confréries, écoles, monts de piété et autres lieux pies: « Episcopi habeantjus visitandi hospitalia, collegia quæcumque, ac confraternitates laicorum, etiam quas scholas sive quocumque alio nomine vocant, non tamen quæ sub regum immediata protectione sunt, sine eorum licentia : eleemosynas monxium pietatis sive charitatis et pia loca omnia quomodocumque nuncupentur, etiamsi ad laicos pertineant atque exemptionis privilegio sint munita. » (Sess. 22, cap. 8 .)
2. 11 importe de faire la distinction entre hospice et hôpital. L’hospice est affecté à l’hébergement temporaire, par exemple des pèlerins, mendiants, etc. L’hôpital, au contraire, ne reçoit que des malades ou infirmes dans le but de les soigner et traiter.