Ont-ils un talent perspicace ou grossier
4. « Ont-ils au moins douze ans ? » Le concile de Trente, en prescrivant cet âge, a eu un double but : éviter qu’on les prenne sans qu’ils soient suffisamment développés et sans qu’ils montrent au moins des indices de vocation ; ne pas hâter leurs études, car on serait embarrassé deux s’ils sortaient du séminaire avant l’âge requis pour la prêtrise. « In hoc vero collegio recipiantur qui ad minimum duodecim annos... et quorum indoles et voluntas spem afferat eos ecclesiasticis ministeriis perpetuo inservituros. » ( Concil . Trident ., sess. 23, cap. 18.)
Le cardinal Orsini, dans un édit du 14 juin 1697, refuse la tonsure à qui n’a pas douze ans accomplis.
5. « Sont-ils pauvres et du diocèse ? » S’ils sont pauvres, ils restent à la charge du séminaire, qui doit se charger gratuitement de leur éducation et y pourvoir par une taxe prélevée sur le clergé, ou plutôt sur ceux qui ont des bénéfices. S’ils ne sont pas du diocèse, le séminaire n’est pas tenu à les élever, à moins qu’ils n’aient obtenu leur excorporation, et qu’ils ne s’engagent à demeurer dans le diocèse.
6. « Sont-ils des pays où les confréries s’engagent à fournir la pension alimentaire? »
On lit au séminaire de Bénévent cette inscription :
F ratre Vincentio Maria ord. Prædic. cardin. Ursino Archiepiscopo satagente
Confratres societatis S. Sebastiani oppidi S. Crucis Murconi Ducatos mille bis centum ac quinquaginta an. D. 1697 Tabulis a tabellione Petro Paulo de Auria confectis Sacro seminario hac lege exolverunt Ut uni alumno ab iisdem nominando Gratis alendo bonisq. artibus imbuendo Aditus pateat æternus.
7. « Combien y a-t-il de pensionnaires ? » Ceci désigne les élèves qui, payant leur pension, ne sont pas à la charge du séminaire.
8. « Sont-ils clercs ou laïques ? » Les séminaristes portent la soutane, mais pour y avoir droit ils doivent préalablement avoir reçu la tonsure.