Méthode pour assister les moribonds
Le cardinal Orsini, qui ne négligeait aucun des devoirs de sa charge pastorale, a joint à son 23e synode, tenu àBénévent en 1708, quelques « points de pieuses méditations ou prières que le prêtre, celui qui le remplace, ou, à leur défaut, tout pieux laïque, pourra faire doucement et de temps en temps aux agonisants, après que les prières pour la recommandation de l’âme seront achevées ». il importe de donner ici cette pratique de dévotion, pour l’appliquer au besoin.
1. — Croyez-vous fermement, mon très cher frère, à tous les articles de la sainte foi chrétienne et à tout ce que croit, enseigne et professe la sainte Église catholique, apostolique et romaine? —R). Je le crois.
Maudissez-vous, détestez-vous, réprouvez-vous et condamnez-vous toutes les hérésies impies que maudit, déteste, réprouve et condamne notre sainte mère l’Église? — Rj. Je les réprouve et condamne.
Voulez-vous mourir dans la constance de la sainte foi catholique, en vrai et fidèle chrétien? — R). Je le veux.
Aimez-vous de tout cœur Dieu, qui est béni par-dessus toutes choses, et désirez-vous vivement l’aimer de cette ardente affection avec laquelle l’aiment, le servent et le révèrent les bienheureux dans le ciel ? — r). Je l’aime et le désire.
Reconnaissez-vous avoir offensé sa divine majesté et avoir fait du mal à votre âme et à votre prochain? — R). Je le reconnais.
Vous repentez-vous de tant d’offenses commises de tant de façons contre la majesté suprême de Dieu notre Seigneur, contre votre âme et contre le prochain? — R). Je m’en repens.
Vous repentez-vous d’avoir été aussi ingrat envers votre Créateur, Rédempteur et Seigneur, pour tant de bienfaits que vous tenez de sa libéralité et qu’il vousa accordés pour le salutde votre âme? — R). Je m’en repens.
Reconnaissez-vous que vous avez un extrême besoin de la miséricorde infinie et de la grâce de Dieu pour la rémission et le pardon complet de vos péchés ? — R). Je le reconnais.
Espérez-vous que le Christ Rédempteur, Notre-Seigueur, vous sera favo-
râble, et par son infinie clémence, par les mérites de sa douloureuse passion, vous fera entrer dans le paradis? — R). Je l’espère.
Espérez-vous que, par l’intercession de la bienheureuse Vierge Marie, mère de Dieu et vrai refuge des pécheurs, par les prières de tous les saints j et en particulier de votre saint patron et de votre ange gardien, vous parviendrez à jouir de la gloire éternelle? — fij. Je l’espère.
Supportez-vous patiemment les douleurs et tristesses dont vous accable I votre maladie, par amour pour Dieu, pour vous conformer de cœur aux souffrances de Jésus-Christ en croix et en pénitence de vos péchés ? — fi). Je les supporte.
Quitterez-vous volontiers les misères et les chagrins de celle vie méprisable pour jouir de l’allégresse et du repos éternel avec la très sainte Trinité, moyennant les mérites infinis de Jésus-Christ? — fi). Je les quitterai.