Clôture de la visite
Le cardinal Orsini, à la ün de la visite, faisait donner lecture des idécrets; puis, quand ils avaient été ainsi promulgués, le co-visiteur et le notaire de la visite y apposaient leur signature. Voici la (formule :
j Lectum, latum et promulgatum in prima (aut 2a, 3a) visilatione oppidi N die
N. convisitator. — Subscriptus N., S. Visit. notarius.
12. — Cérémonial de la visite faite par un vicaire capitulaire.
En 1843, la Sacrée Congrégation des Rites a rendu le décret sui-
ant pour le diocèse d’Avellino, au sujet de la visite faite par le
icaire capitulaire pendant la vacance du siège.
Abellinen. — Certum exploratumque quum sit in unaquaque diœcesi, apso anno a die novissimæ visitationis peractæ ab ultimo episcopo
defuncto, posse vicarium capitularem légitimé electum hanc ipsam visitationem per diœcesim instituere, sede adliuc vacante, non abs re ab aliquibus dubitatum est quo modo et ritu sit a clero obsequia illi sint præstanda; oportet enim ut minora sint illis quæ episcopo exhibentur. Propterea, attento liturgicorum hoc in proposito silentio volensque omnia ordinate instituere, Rev. vicariuscapilularis Abellinensis Sacrorum Rituum Congregationi sequentia dubia enodanda proposuit, nimirum :
1. Quo ritu excipiendus sit vicarius ad val vas uniuscujusque ecclesiæ diœcesis ?
2. An oranes de clero, et etiam canonici de capitulo accedere debeant ad præstandam obedientiam?
Et in ordinariis comiliis ad Vaticanas ædes coadunatis die 16 mensis Aprilis anno 1842, Sacra eadem Congregatio rescribendum censuit : Exquiratur votum magistri cæremoniarum. Quo elaborato præloque cuso. Emin. et Rev. Patres sacris ritibus præpositi, omnibus accurate libratis riteque consideratis, rescribendum censuere : Dilata et ad menlem. Mens est ut Emin. cardinalis præfectus cum Sanctissimo agat de necessitate supplendi hac in re defectui cæremonialis. Alque ita rescripsit. Die 16 septembris 1843.
Super omnibus facta postmodum Sanctissimo Domino Nostro Gregorio Papæ XVI Pontitici Maximo per Emin. et Rev. Dom. cardinalem Garolum Mariam Pedicini, episcopum Portuensem, Sanctæ Rufitiæ et Centumcellarum, Sanctæ Romanæ Ecclesiæ vice cancellarium, Sacrorum Rituum Gon- i gregationi præfectum, fideli relatione, Sanctitas Sua benigne annuit, et prædiclo defectui supplendum esse mandavit juxta modum a magistro cæ ; remoniarum in suo voto propositum, videlicet : « Vicarius capitularis procédât ad ecclesiam cathedralem veste talari indutus, ubi intra portam ! recipietur ab uni verso capitulo. Quum eo pervenerit, assumet superpelliceum, vel alia insignia canonicalia, si sit canonicus, eidemque biretum presbyterale manu tenenti dignior ex capitulo stans aspersorium per contactum exhibebit. Præcedente cruce capitulari cæterisque de clero, recta statim inter duos digniores ex capitulo perget ad sacellum ubi Sanctissimum Sacramenlum asservatur, atque paratis super genuflexorio pulvinaribus una cum prædictis dignioribus in genua provolutus orabit. Assurgens inde principem petit aram, et brevi oratione super infimo gradu peracta, sedebit in camerali sede ante latus epistolæ super altaris suppedaneum præparata, cæterisque in propriis subselliis consedentibus, et caput bireto cooperiens, tradet, si moris est, cancellario visitationis edictum legendum et deinde proponet caussas adventus sui, ut habetur in Pontificaii romano ( Ordo ad visitandas parochias ). His absolutis, ab altare descendet, et in piano extra latus epistolæ stans, supra superpelliceum vel rochettum, si eo utatur, amictum, stolam et pluviale nigrum induet, eiqueduo sacerdotes assistent. Intérim sedes ab altare amovebilur, cujus frons pallio itidem nigro obtegetur. Visitator autem adhuc stans juxta altare in cornu épis-
tolæ versus ad populum incipit antiphonam Si iniquitates. Cætera peragantur ut in Pontificali romano loco citato.
Quam methodum Sanctitas Sua firmitate sua communivit. Die 8 mense novembris eodem anno 1843.
VIL — Nouveau questionnaire
La visite pastorale est un des devoirs les plus importants de l’administration épiscopale. Elle permet de constater l’état du diocèse etde réparer promptement tout ce qui a été vicié, négligé ou omis.
D’après le concile de Trente, le diocèse doit être visité en entier dans l’espace de deux ans.
L’évêque faitpar lui-même cette visite, et dans le cas d’impossibilité absolue, se fait aider par des délégués qu’il nomme spontanément et qui ont le titre de co-visiteurs.
Pour ne rien omettre d’essentiel dans la visite et faciliter la rédaction des procès-verbaux, qui gagneront à être autant que possible uniformes, un formulaire est indispensable.
Ce formulaire étant imprimé et distribué aux personnes qu’il concerne, la réponse s’inscrit en face de la question. Le visiteur n’a plus qu’à en vérifier l’exactitude sur les lieux, ce qui abrège considéi rablement la durée de l’inspection.
Il existe trois formulaires différents, qui se recommandent par le nom de leurs auteurs.
Celui de Gavanto, inséré dans sa Praxis visitationis , a été réimprimé par Monacelli dans le Formularium practico-legale et par Msr Ferrari dans la Theorica et praxis regiminis diœcesani. Il est
en latin et d’une rédaction excellente, mais un peu court.
Le formulaire du cardinal Orsini a été écrit, en 1680, pour le diocèse de Césène.Il est en italien et suffisamment détaillé. J’en ai donné une traduction dans ce volume même, i Le formulaire latin-italien de Benoît XIII est actuellement le plus en vogue, grâce à de récentes réimpressions. Msr Martinucci l’a
(reproduit à la suite de son Manuale sacrarum cæremoniarum , le chanoincFeuü l’apublié à Bénévent dans son Bulletino ecclesias-
tico, puis tiré à part; enfin je l’ai moi-même réédité dans mon Traité de la visite pastorale , en l’accompagnant d’un commentaire.
On a donc le choix entre ces trois méthodes, qui joignent d’éminentes qualités à quelques défauts, inhérents surtout à leur date. Ils contiennent des choses actuellement inutiles et manquent de certains détails nécessités par l’époque contemporaine. Un évêque intelligent pourra toujours les adapter aux besoins de son diocèse en les complétant ou modifiant à son gré.
11 y a donc place pour un quatrième formulaire, s’inspirant des précédents et y ajoutant l’ampleur et l’opportunité qui leur font défaut. Sollicité par plusieurs évêques qui veulent bien m’honorer de leur confiance, j’ai tenté ce travail dont je dois dire ici quelques mots pour bien préciser le but et la méthode.
J’ai formulé les questions d’une manière aussi claire et précise que possible, les groupant par numéros, qui en font autant d’articles distincts.
En me servant exclusivement de la langue française, j’ai visé à une plus grande commodité, tant pour le visiteur que pour le visité, qui interrogeront et répondront dans cette langue.
J’ai tâché, par les divisions respectives des chapitres, d’établir un ordre logique, ce qui présentait parfois quelque difficulté, vu l’obligation de ne pas répéter des questions auxquelles il fallait pourtant assigner une place déterminée et qui pouvaient, en raison de leur nature même, se poser indifféremment en tel ou tel endroit.
Chaque question a son objet direct. Elle ne se fonde pas sur l’arbitraire, mais elle est motivée soit par les décrets des conciles, soit par les constitutions pontificales, ou encorepar les textes liturgiques et les décisions des congrégations romaines.
Je ne m’arrête aux coutumes locales que pour en exiger la justification. Beaucoup ne tiendront pas devant un examen sévère et seront fort embarrassées de fournir leurs preuves. Le terrain se trouvera ainsi déblayé de ces institutions, la plupart parasites et frauduleuses.
Là où il n’y a pas de règle écrite, je m’appuie sur la tradition romaine, qui nous engage de plus en plus dans la voie de l’unité complète.
J’aurais pu annoter ce questionnaire pour justifier toutes mes affirmations, mais c’eût été faire double emploi avec le commentaire de la méthode de Benoît XIII, qui fournit des citations étendues sur tous les points de droit canonique ou liturgique. Il fallait, avant tout, être bref et pratique : ce questionnaire suppose la science théorique, mais n’est pas chargé de l’exposer.
On se plaindra peut-être que j’ai été trop minutieux. La surabondance, en pareille matière, n’est pas un mal, car il est toujours facile d’éloigner ce qui semble superflu. Je propose un type, me gardant bien de l’imposer. Chaque évêque reste donc libre d’y prendre ce qu’il trouve à sa convenance.
Toutefois, je ferai observer que la première visite exige seule ce développement considérable de renseignements. L’ordre une fois bien établi, les visites subséquentes n’ont plus d’autre but que d’en assurer le maintien et le récolement des questions se fait alors très rapidement.
En terminant, je place ces pages, inspirées par un grand amour de l’Église, sous la protection spéciale du vénérable Benoît XIII, qui, comme évêque et archevêque, fut, pendant un demi-siècle, le modèle des visiteurs et dont les procès-verbaux sont de véritables chefs-d’œuvre sous le triple rapport de l’intelligence des besoins spi- | rituels, de l’observance stricte des règles canoniques et de la vigilance qui s’étend à tout, Puisse son esprit, pieux et éclairé, avoir passé dans une méthode qui ne vaut que par lui, grâce à l’édification et aux lumières que m’a procurées l’étude assidue et réfléchie de son administration diocésaine, paternelle et ferme tout ensemble ! Je devais en quelque sorte cet hommage à sa mémoire, puisque le : Traité et le Questionnaire sont le résultat direct d’un voyage fructueux à Bénévent, en 1875.