Les dignités ont la préséance sur les autres chanoines
4. « Provisi autem de canonicatibus et dignitatibus in ecclesiis cathedralibus, non solum coram episcopo seu ejus officiali, sed etiam in capitulo idem (orthodoxæ suæ fidei publicam professionem), facere teneautur. » (Concil. Trident., sess. XXIV, cap. 12.)
un pluvial 1 de la valeur de quinze livres capitulaires 2 et que les prébendiers ne payent rien, néantmoins qu’il y a quelques chanoines qui n’ont encore satisfaict au dict droict d’entrée. Ordonné qu’à la diligence du scindic du chapitre les chanoines, lesquels n’ont encore payé leur droict d’entrée, y satisferont dans six mois.
Enquis s’il y a des statulz, par qui faiclz et authorisés et s’il y a fon. dation du chapitre. A esté respondu qu’il y a fondation contenant des statutz, dont la dl fondation fera foy. Ordonné que le chapitre nous remettra un extraict de la dicte fondation contenant forme de statutz deüement collationé dans trois mois.
Enquis quelles coustumes se gardent dans le chœur durant les offices qui ne soient point escriptes et quels assistantz ont ceux qui font les offices. A esté respondu que pour les offices ils observent le concile de Trente et que les chanoines font l’office le dimanche et grandes testes 3, les hebdomadiers le long de la sepmaine et testes ordinaires. Que les chanoines n’ont aultre assistant que le diacre et soubzdiacre, toutesfois qu’ils preinent un hebdomadier 4 ou prébendier en les priant, et que les hebdomadiers ne sont assistés que des diacres et soubzdiacres. Ordonné que le chapitre délibérera s’il ne seroit pas plus séant d’avoir à l’advenir deux enfants aux robbes violettes 5, surpelis et bonnet pour leur servir d’aco lites à l’autel pendant la grande messe et aux encensementz à vespres, lesquels mesme leur pourroient servir lorsqu’ils veulent célébrer messe en particulier.
Enquis si les chanoines et prébendiers ont des maisons affectées à leurs
1. Du latin pluviale; nous disons actuellement chape. (Æuvr. , t. 1, p. 572, aux mots Piviale et Pluvial.
2. Ce droit d'entrée était général en France avant la révolution, et presque partout une chape était exigée. Voici ce que coûtait une prise de possession au chapitre de Saintes, en 1591 :
« Premièrement, à Me Gilbert Bordas, chanoine et thrésaurier de ladite église en la présente année, la somme de cinquante livres, dont est trente-cinq livres pour le sceau et quinze livres pour la rédemption des 50 1.
» Item, a paié à ladite thrésaurerie pour sa chape d’église la somme de quarante-cinq livres seize sols 45 1. 16 s.
» Au greffier dudit chapitre troys escus, combien qu’il ne lui soit dû que deux escus 9 1. »
» A chacun des gardes un escu 6 1. »
» Au sacristain un escu. ... 31. »
» Au maistre de la psallette 3 1. »
» Aux 8 enfants de la psallette, cinq sols » 5 s.
» A l’organiste, un escu 3 1. »
(Audiat, S. Pierre de Saintes, p. 261.)