Le dais
2. Les chanoines absents du chœur sont pointés sur un registre spécial, et il*
perdent alors la part afférente à l’office auquel ils n’ont pas assisté.
Enquis s’il y a aulcun maistre des cérémonies qui assiste aux offices et monstre ce qu’il faut faire. A esté respondu qu’il n’y a poinct de maistre des cérémonies et que M. le précenteur, en son absence le succenteur l, suppléent au deffaut et que pour cela le succenteur n’est pas obligé de faire aulcun office dans l’église. Ordonné que le chapitre assistera de son authorité à ce que le précenteur et succenteur soient obévs dans le chœur pour la décence des offices.
Enquis s’il y a aulcun ecclésiastique du chœur qui serve à seigneurs et gentilz hommes etsemesle d’affaires scéculiers. A esté respondu que non.
Enquis si aulcun du dict chapitre a obtenu bénéfice par simonie ou en tient en confidence. A esté respondu que non.
Enquis s’il y a noises, querelles et inimitiés entre les dicts chanoines et prébendiers. A esté respondu que non.
Enquis s’il y a des prisons, en quel lieu, de quelle jurisdiction et qui en est le geôllier. A esté respondu n’y avoir aulcunes prisons que celles du seigneur évesque, qui estoient dans l’ancien évesché et lesquelles y sont encor et qu’à présent elles ne sont poinct employées pour les prisonniers, mais que depuis on les a remis au bas du petit Gabirol, sans qu’aultrement il y aye de geôllier arresté qu’ils sçachent.
Enquis s’ils ont des ornements, calices et corporaux en particulier. A esté respondu que plusieurs en ont.
Enquis de l’ordre que l’on tient à faire célébrer les messes basses qui se disent journellement dans la dicte église. A esté respondu que chacun le dict pour soy et selon sa dévotion.
Enquis quelles maisons ont leur sépulture dans l’église et quelles dans le cloistre. A esté respondu que la maison de Luscan a sa sépulture dans l’église proche de la chaire, ensemble tous les bénéficiers dans la nef et chapelles, dans le cloistre diverses personnes, desqueles le roole sera baillé.
Ordonné que perquisition sera faicte par commission du chapitre et à leur diligence des familles et aultres personnes qui peuvent avoir leur sépulture tant dans l’église que cloistre et en quel endroit, pour servir de règlement à l’advenir, au cas qu’il y arrivast de la contestation.
Enquis si quelque particulier retient devers soy des tiltres et papiers^ qui reffuse les remettre dans les archifz du chapitre. A esté respondu que M. de Gemito en a et de fort importants qu’il n’a encore remis, quoyque requis. Ordonné que les dicts actes seront retirés du dict sieur de Gemito poureslre remis dans les archifz du chapitre et par ce moyen esviter qu’ils se perdent.
Enquis si quelque particulier, par tolérance ou aultrement, tire sur le blot du revenu plus qu’il ne luy en eschoit, au préjudice des autres. A esté
1. Ce mot est mal orthographié, car il vient du latin subcantor ; ailleurs on disait sous-chantre.
respondu que le dict sieur de Gemito tire sur le gros du chapitre vingt charges de froment pour certaines considérations entre eux. Ordonné que le chapitre s’informera particulièrement auprès le dict sieur de Gemito en vertu de quoy il prend sur le blot du chapitre, afin de le nous rapporter et faire entendre.
Enquis si aulcune personne particulière le tient1, par usurpation ou aultrement, chose qui appartienne à l’église. A esté respondu que le bruict commun estoit que l’ardoise 2 qui estoit dans le vieil chapitre a esté emporté par des particuliers dans la ville et hors de la ville, comme aussy du bois à bastir appartenant tant à Monseigneur l’évesque qu’au chapitre. Ordonné que le chapitre ou personne de sa part fera toute diligence pour sçavoir qui a prins tant l’ardoise que le bois de l’ancien évesché pour le nous dire, affin que nous provoyons au recouvrement de tout, si besoing est.
Enquis d’où est provenue la ruine de l’ancien évesché et que sont devenus les matériaux et où a esté appliquée la pierre qui en a esté tirée, tant des cheminées que des fenestres et des coings. A esté respondu que, du temps de deffunct monseigneur de Saint-Gelais évesque, par manque de soing et d’y faire aulcunes réparations, la pluye et les vents ont consommé les couvertures et le bois et que depuis Monsieur de Souvré, dernier évesque, a faict don et présent de quelques manteaux de cheminée et autres pierres ; l’autre partie avoir esté emportée par des particuliers qui les ont employées à leurs propres usages dans leurs maisons. Ordonné, comme dessus, que perquisition sera faicte de ceux qui ont retiré des dictz matériaux, afin de voir ce que nous aurons à résouldre pour le recouvrement d’iceux.
Enquis si le chapitre a aulcune plaincte à faire. A esté respondu qu’ils en conféreront ensèmble. Ordonné que les plainctes qui nous debvront estre faictes nous seront remises afin d’y proveoir et respondre, selon que par nous sera jugé expédient.
Et d’aultant qu’il importe pour de bonnes considérations que le verbal de la visite soit chargé des noms, surnoms, aage et pays tant des sieurs archidiacres, autres dignités, chanoines que prébendiers, avons ordonné que le roolle qui s’ensuyt y sera remis.
Premièrement Monsr Mr Pierre de Béhély, chanoine et grand archidiacre, aagé de soixante ans ou environ, du pays de Basque.
M. Arnauld Bouffartigue, chanoine et archidiacre de Rivière, aagé de cinquante ans, natif du lieu de Bachas.
M. Pierre Auxionde, archidiacre de Borjac, aagé de vingt deux ans, du pays de Basque.