‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 29 sur 62 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

Que si je n'avais craint de vous voir prisonnières.

Deux compagnes auraient encor, Pour s'unir à vos chants, retardé votre essor : Allez; peut-être, hélas! serez-vous les dernières!

Célébrez Tltalie : ah! qui verra jamais L'azur de son beau ciel sans vanter ses attraits ! Qui ne cède aux transports d'une lyrique audace Sur ces bords que les dieux se plaisaient à fouler. Où des mêmes zéphyrs qui parfumaient leur trace Le souffle harmonieux semble encor exhaler Les sops du luth divin de Virgile et d'Horace !

Mais sur ces bords charmants caressés par les mers. Sur ces tombeaux romains que la mousse a couverts,

Comme aux lieux où Venise expire.

L'esclavage hideux s'entoure de déserts.

Au murmure éternel des eaux et du zéphire Il mêle, en gémissant, le bruit sourd de ses fers. Et son haleine impure aux parfums qu'on respire Dans quelque doux climat qu'on se veuille exiler, On trouve donc partout des tyrans à maudire.

Et 'des peuples à consoler?

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