‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 55 sur 62 · Â MES AMIS · texte numérisé non relu

 MES AMIS

Nous chanterons d'une voix moins sonore; Mais que Bacchus dicte nos derniers vers :

Buvons à lui; qu'un jus brûlant colore Nos fronts pâlis par quatre-vingts hivers !

Plongeons nos sens dans une heureuse ivresse : Le lierre, amis, sied bien aux cheveux blancs; Ses rameaux verts couvrent de leur jeunesse Les vieux ormeaux dépouillés par les ans.

AU VALLON D'ARGENTOL.

Quàm jiivat ioimiies Tentos aadire eubantem !

Aut gelidas hibernus aquas quum fuderit Auster,

Secttrum somnos, imbrc juvante, sequi !

Hocmihi contingat!...

TiBl'LLE...

Retraite d'Ârgentol, Talion tranquille et sombre^ Qu'habitent le travail, la paix et le bonheur. Que j'aime i respirer ce reste de fraîcheur, A l'ardeur des étés échappé sous ton ombre !

Le zéphyre se plaît dans tes longs peupliers; Ces monts, où deux forêts balancent leur verdure^ Enyironnent ton sein d'une double ceinture.

Courbez-Yous sur mon front, rameaux hospitaliers ;

Page 1