MES AMIS
Nous chanterons d'une voix moins sonore; Mais que Bacchus dicte nos derniers vers :
Buvons à lui; qu'un jus brûlant colore Nos fronts pâlis par quatre-vingts hivers !
Plongeons nos sens dans une heureuse ivresse : Le lierre, amis, sied bien aux cheveux blancs; Ses rameaux verts couvrent de leur jeunesse Les vieux ormeaux dépouillés par les ans.
AU VALLON D'ARGENTOL.
Quàm jiivat ioimiies Tentos aadire eubantem !
Aut gelidas hibernus aquas quum fuderit Auster,
Secttrum somnos, imbrc juvante, sequi !
Hocmihi contingat!...
TiBl'LLE...
Retraite d'Ârgentol, Talion tranquille et sombre^ Qu'habitent le travail, la paix et le bonheur. Que j'aime i respirer ce reste de fraîcheur, A l'ardeur des étés échappé sous ton ombre !
Le zéphyre se plaît dans tes longs peupliers; Ces monts, où deux forêts balancent leur verdure^ Enyironnent ton sein d'une double ceinture.
Courbez-Yous sur mon front, rameaux hospitaliers ;