‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 40 sur 78 · UNE ÉTOILE SUR LES LAGUNES · texte numérisé non relu

UNE ÉTOILE SUR LES LAGUNES

Pais un an , puis un sièclp passe.

Puis encore un siècle, et Ion cqurs Tentraine toujours daps Fe^pace, Loin de lui qui te Tuit tppjpurs.

Soumise k des lois si fiinas(a<;, Que tu dois errer tristement Dans les solitudes eélestes, Dans les déserts du firpiameut !

Pleure, pleure, étoile charmante , Et luis sur nous dans tes douleurs ; Comme moi , mon amie absente Te regarde en versant des pleurs.

Yei»i-e.

(c Conduis-moi, beau gondolier, Jusqu'h Rialto , dit-elle :

Je te donne mon collier, Et la pierre en est si belle! »

Pourtant elle eut un refus.

« C'est trop peu, sur ma parole.

Pour entrer dans ma gondole.

Non ; Gianetta, je yeux plus. »

M Tiens, je sais un lamente -, Je le chanterai , dit-elle , En allant à Rialto; La musique en est si belle ! »

Pourtant elle eut un refus :

(( Quoi! pour une barcarole, Vous, entrer dans ma gondole!

Non; Gianetta, je veux plus. »

Son chapelet dans les mains, « Tiens , le veux-tu ? lui dit-elle L'évéque en bénit les grains , Et la croix en est si belle! »

Pourtant elle eut un refus :

a Quoi, pour ce pieux symbole, Vous, entrer dans ma gondole!

Non ; Gianetta, je veux plus. »

Sur le canal cependant Je le vis ramer prh d'elle.

Et rire en la regardant.

Qu'avait donné cette belle?

Elle aborda, Tair confus.

Lui , fidèle b sa parole, Reinonla dans sa gondole Sans rien demander de plus.

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