UNE ÉTOILE SUR LES LAGUNES
Pais un an , puis un sièclp passe.
Puis encore un siècle, et Ion cqurs Tentraine toujours daps Fe^pace, Loin de lui qui te Tuit tppjpurs.
Soumise k des lois si fiinas(a<;, Que tu dois errer tristement Dans les solitudes eélestes, Dans les déserts du firpiameut !
Pleure, pleure, étoile charmante , Et luis sur nous dans tes douleurs ; Comme moi , mon amie absente Te regarde en versant des pleurs.
Yei»i-e.
(c Conduis-moi, beau gondolier, Jusqu'h Rialto , dit-elle :
Je te donne mon collier, Et la pierre en est si belle! »
Pourtant elle eut un refus.
« C'est trop peu, sur ma parole.
Pour entrer dans ma gondole.
Non ; Gianetta, je yeux plus. »
M Tiens, je sais un lamente -, Je le chanterai , dit-elle , En allant à Rialto; La musique en est si belle ! »
Pourtant elle eut un refus :
(( Quoi! pour une barcarole, Vous, entrer dans ma gondole!
Non; Gianetta, je veux plus. »
Son chapelet dans les mains, « Tiens , le veux-tu ? lui dit-elle L'évéque en bénit les grains , Et la croix en est si belle! »
Pourtant elle eut un refus :
a Quoi, pour ce pieux symbole, Vous, entrer dans ma gondole!
Non ; Gianetta, je veux plus. »
Sur le canal cependant Je le vis ramer prh d'elle.
Et rire en la regardant.
Qu'avait donné cette belle?
Elle aborda, Tair confus.
Lui , fidèle b sa parole, Reinonla dans sa gondole Sans rien demander de plus.