‹ Œuvres complètesChapitre 1 sur 324 · COMÉDIE EN CINQ ACTES · texte numérisé non relu

COMÉDIE EN CINQ ACTES

HBPRÉSENTéB POUR LA PREMIÈRE FOIS, A PARIS SUR LE THÉÂTRE-FRANÇAIS, LE l^^* DÉCEMBRE 1838.

Cher espoir de de«x cœurs , comme kor éon tMrment , A toi celle œuvre au théâlre applaudie !

Ces vers qfïit peiMf, ami, t« Kras couramment, Ta mère ve«l fw je te les dédie.

Lorsqu'au lever du jour la blanche épine en pleurs Aux pommiers blancs refleurit enlacée,

Que la Saint- Adjutor, toute blanche de fleurs, Rit au vallea eomiae une fiancée ^;

J'y rêvais, à ces vers, sur Therbe où nous tremblons Pour un feui pas fail par tor quand tu joues ,

Où tu viens méchamment tendre tes cheveux blonds A nos baisers qui cherchent tes deux joues.

Maintes foiB ce loag im( , h popolsmlé,

Mes yeux t'ont vu Tépeler dans l'hisleire,

El grâce au doigt charmant sur la ligne arrêté , Gr&ee \ ta mère , es sortir avec gtoire.

Triomphant je riais ^ elle, riait aussi.

Tu lisais, toi, ce mot sans le comprendre : Jeux , bruit, folâtres soins t'en ôlent le souci,

Et de loDg^emi^ tv ne le voudras prendre.

* Fête du hameau do la Madeleine , au mois d'avril.

Mieux te plaît, n'est-ce pas, glisser à toa réveil Tes doigts furtifs sous les feuilles humides ,

Où le fraisier des bois cache un fruit moins vermeil Que rincarnat de tes lèvres avides!

Mieux te plaît, cher démon, quand des papillons bleus , Nacrés, dorés, Tessaim brillant t'appelle,

Sur les roses de mai te jouer avec eux Dans les rayons où leur vol étincelle;

Mieux encor, sur tes pas traîner en souverain L'énorme chien, qui, la tête pendante,

Souffre, géant soumis, que ta petite main Insulte aux crocs de sa gueule béante.

Esclave aussi terrible et plus souvent flatté,

Le peuple est doux aux maîtres qu'il tolère ,

Et ce qu'on nomme, enfant, la popularité,

C'est son amour, qu'un rien change en colère;

Amour plus fugitif que n'est la goutte d'eau, Ta gloire, à toi, quand ton soufile en colore

Le globe qui, tremblant au bout du chalumeau. Te semble un monde, éclate et s'évapore.

Amour dont cependant tu dois peut-être un jour Poursuivre aussi la faveur passagère :

Et, ce jour-lk venu, bien verras k ton tour Qu'il n'est trompeur, cet écrit de ton père.

A l'heure de l'épreuve, ô mon fils, puisses-lu , Le relisant d'une voix attendrie, •

D'an saint tressaillement rrémir pour la venu, D'un pur amour au nom de la patrie !

Puisses-tu!... Mais va, cours : sur ton front soucieux

Je vois passer une ride légère , Et, las de ton repos, en ouvrant tes grands yeux.

Tu semblés dire : Est-ce fini, ma mère?

Cours, jette aux vents Tennui; sois fier, en me quittant.

De ressaisir ta jeune indépendance.

Ces vers écrits pour toi valent-ils un instant

Que je vole, mon fils, h tes beaux jours d'enrance ?

Jours printaniers, jours frais, les plus aimés des jours, Dont les vieillards en pleurant se souviennent;

Qu'h peine on a sentis, qu'on regrette toujours, Et qui, passés, jamais plus ne reviennent.

PERSONNAGES

Sir Gilbert LINDSEV.

Edouard LINDSEY, son fils.

Lord DERBY.

Le chevalier CAVERLY.

MORTINS.

GODWIN

Thomas GOFF.

WILLIAM, domestique d'Edouard.

Un Domestique de lord Derby.

Un Domestique de sir Gilbert Lindscy.

Lady STRAFFORD, nièce de lord Derby.

Électeurs, Chefs d'ateliers, de métiers, Administrateurs DES hospices. Domestiques.

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