ACTE I, SCÈNE V
RODHlOra*
Ce inonde est pour moi tans appas ^ QQand j^y voudrais rester» je ne le pourrais pas ; J^y serais méemna...
LE CID
Toi!
RODRIGUB.
Méprisé peut*-ètre.
LE CID
Eh! de qui donc?
ROBRIGtJE.
Da Qd je ne crains pas de Tétre :
n nHmporte; ce monde où m'attend le mépris, Je ne le puis comprendre et n'y suis pas compris, Pas même de ma sœur.
LE CID
ton reproche m'étonhè.
RODRIGUE
Je ne Taccuse pas ; je n'accuse personne. Moi seul j'y suis de trop, qui, consumé d'ennui , Serais , sans qu'on m'aim&t^ tout amour pour autrui. Py renonce, mon cœur s'était fait violence ; Mais il sucCotni>e au mal qu'il dévore en silence.
LE CID
Quel est-U ?
RODHlGtTB.
Le besoin de revoir cette eroii , D'où le Dieu qui m'attend m'a béni tant de fois ^ Et de m'agenouiller sous la nef solitaire , Où l'on n'entend plus rien des vains bruits de la tme.
LE CID
Lorsque ton père approdie et qu'il va t'embrasser.
RODRIGUE
Hélas! j'ai peur de lui.
LE CID
Fanés te repoosser!
il ne le ferait pas.
RODRIGUE
Mon unique espérance Serait donc qu'il me vit avec indifférence. C'est un supplice encor.
LE ClD.
Pense k ton frère.
RODRIGUE
Oh! lui, Un si charmant espoir pour ses regards a lui , Qu'enivré de sa joie, il n'a qu'une pensée, C'est de revoir ici sa noble fiancée... Car leurs nœuds de bien près vont suivre son retour?
LE CID
SitAt que les combats le rendront k l'amour.
RODRIGUE
Pour moi dans ce cœur plein reste-t-il une place? Non *, le présent m'accable et l'avenir me glace : Je veux partir.
LE CID
La route est libre au bord des mers.
Mais le cloître, mon fils, a des jours bien amers : C'est avec désespoir qu'on entend sonner l'heure Où , jeune , on rejeta ce que plus tard on pleure, Et qu'on les sent, ces vœux si légers autrefois. Retomber sur un cœur qu'ils brisent de leur poids. Au temps où j'habitai Saint-Pierre de Cardène,