‹ Œuvres complètesChapitre 172 sur 324 · ACTE III, SCÈNE IIL · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IIL

FANÉS

Il craindraîl d'y mourir.

ELVIRE

Nul n'a pu vous apprendre Ce qu'il Tait , dans quels lieux il a porté ses pas?

FAKÈS.

Je n'ai rien demandé.

ELVIRE

Pourquoi?

FANÉS

Je n'osais pas :

J'avais peur h mon tour.

ELVIRE

Ah! malheureuse!

FANÉS

0 rage !

Mon sang qui brûle encor malgré le froid de Tftge , Transmis \k ce cadavre, en glace s'est changé Dans son cœur de vingt ans où l'effroi l'a figé. Pourtant, quand sur mon front j'avais sa honte écrite, Si quelqu'un l'eût flétri de Taffront qu'il mérite , Me prenant k la gorge avec la vérité , J'aurais crié : Tu mens! à qui l'eût insulté. Et, faisant ce que jeune il n'a point osé faire. Moi vieux , je serais mort pour prouver le contraii e.

ELVIRE

Mais s'il le prouve, lui?

FANÉS

Ma race est morte, enfant.

ELVIRE

Si, déjk dans la lice, il en sort triomphant?

FANÉS

Elle est morte.

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