‹ Œuvres complètesChapitre 175 sur 324 · ELVIRE, FANÉS · texte numérisé non relu

ELVIRE, FANÉS

Combattre, lui, combattre!

ELVIRE } <ini a sembla tioriir d'un rêve aux derniers mots do Rodrigue et qui s'éhiiK-e m ni F&n^ tvte innsport.

Il le ferai Folle incrédulité qui de moi s'empara^ Pour frapper ma raison et mes sens de vertige ! Prodigue de sa vie , il le fera , vous dis-je. Il Ta fait, je Tai vu : ses traits plus fiers, son ceil^ Par le triomphe émus, brillaient d'un noble orgueil; Ils révélaient... que sais-jo? un exploit que j'ignore;

280 LA FILLE DU Cil).

Mais enfin la victoire y palpitaii encore. Et sur les traits d'un fils vous la méconnaissez! Dans voire aveuglement, c'est vous qui le chassez; Vous Taccablez vainqueur du dernier des outrages, Et ce front qui revient digne de vos hommages, Pour qu'à la mort qu'il cherche il ne puisse échapper, Vous le livrez sans arme k qui veut le frapper.

FANÉS

Qu'il reste ou parte et vive ou se perde lui-même i Que vous importe?

ELVIRE

A moi? mais je l'aime! je l'aime!

Ne vous l'ai-je pas dit? ne le voyez-vous pas? Vous ne voyez donc rien ? je l'aime, et sur ses pas Je ne puis m'élancer pour écarter le glaive, Pour m'offrir k sa place au fer qui me l'enlève; Je ne le puis, et vous qui l'avez désarmé, Témoin de son départ sans en être alarmé. Vous ne le suivez pas ; non , je vous vois tranquille; Vous lui devez l'exemple et restez immobile. Quel droit aviez-vous donc de le traiter ainsi? Guerrier, quand on combat, que faites-vous ici?

Martyr de mon serment, puis-je rien entreprendre?

ELVIRE

Je vous en affranchis.

FANÉS

Ne doi&-je pas défendre Vos jours?

ELVIRE

Pensez aux siens.

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