LES PRÉCÉDENTS, LE DAUPHIN
THIO.
ODETTE , en montrant le Dauphin.
Un infortuné, qu'à vingt ans Poursuit une injuste colère, Tend vers vous ses bras suppliants^ Prenez pitié de sa misère.
LE DAUPHIN
G)urbé devant vos cheveux blancs, Cest un fils qui, dans sa misère, Tend vers vous ses bras suppliants ; Me reconnaissez- vous, mon père?
Je suis roi, j'ai des cheveux blancs, H a raison de me nommer son père :
Tous mes sujets sont mes enfants.
ODETTE
Mais, lui , c'est le Dauphin !
Je suis Charles de France.
Pauvre jeune homme, avec cet air si doux, Se peul-il c|u'il soil en démence?
C'est moi qui suis Charles de France.
ODETTE
Hclas!
De moi ([ue voulez-vous?
LE DAUPHIN
Je n'ai plus d'espoir.
A votre ùge !
Contez-moi vos malheurs.
LE DAUPHIN
Ma mère m'a chasse.
CHAULES.
La cruelle !