CHEVALIERS ET SOLDATS ANGLAIS, PEUPLE
( L'oriflamme est placée sous le portiqne. ) CHOEUR DU PEUPLE, undis que Charles s'avance soutenu par Isabelle.
Voici ton heure, ô Providence!
Accomplis sur nous les desseins !
H vient, ce vieillard en démence, Plus pâle que ces marbres saints ^ Sois nous propice , ô Providence !
Oùsuis-je?
ISABELLE
Devant vos aïeux.
Que veulent-ils de moi ?
ISABELLE
Le châliment d'un traître.
BEDFORT
D'un meurtrier!
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CHARLS8 , regardant le dauphin.
Qu'il tremble!
LE DAUPHIN
Innocent ^ leurs yeui , Devant eux, sans rougir, leur flis peut comparaître.
Meurtrier, renonce à tes droits.
LE DAUPHIN
Sire, je ne le puis, par respect pour vous-même.
Obéis, ou ces rois, Dont ton Tront souillerait le sacré diadème , Sur ce front avec moi vont lancer Tanathèmc.
LE DAUPHIN , aux pieds de Charles.
Eh bien ! je l'attends b genoux :
Quand je devrais, maudit, mourir sur cette terre, Ou loin du ciel de France, béjas, et loia de tous,
Au fond des prisons d'Angleterre,
J'y veux mourir digne de vous!
CHARLES, àBedfort.
Prends donc cet étendard céleste.
Qui leur fut apporté par l'ange des combats ,
Et qu'en le déployant ton bras De son parti rebelle extermine le reste. Peuple, ton roi le veut!
ODETTE , 8*élançant tout à coup à la tête des chevaliers qui entrent par les deux portes* du fond.
Roi, Dieu ne le veut pas.