‹ Œuvres complètesChapitre 38 sur 324 · ACTE II, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VI

LORD DERBT.

Vous, monsieiir!

MORTraS.

Moi, milord.

LORD DERBT.

Comment?

MORTmS.

Cest mon affaire.

LORD DERBY

Je m'abandonne à vous.

MORTINS.

Mais entendons-nous bien :

Au temps où nous vivons on ne fait rien pour rien.

LORD DERBT.

Comme dans tous les temps.

MORTINS.

La Cité, par exemple, Devient votre royaume.

LORD DERBT»

Et j'en veux faire un temple Où réside la loi.

MORTINS.

Sœur de la liberté.

LORD DERBT.

Sœur jumelle.

MORTINS.

J'admets que dans votre Qté, Un jour d'élection, au cortège funèbre D'un amiral, d'un lord, d'un orateur célèbre. Que sais-je? de Névil...

LORD DERBY

J'y serai.

MORTINS.

Comme nous-, Et tout homme de cœur y doit être avec vous. J'admets que pour Névil Tenthousiasme éclate : L'excès en est permis quand c'est la mort qu'on flatte.

LORD DERBY

La vertu.

MORTINS.

Le lord-maire y verrait-il du mal ?

LORD DERBY

Monsieur, l'enthousiasme est légal.

MORTINS.

Très-légal.

L'est-il que la Cité, livrée au ministère, Reçoive dans son sein la force militaire? Je ne le pense pas^ et vous, milord?

LORD DERBY

Ni moi.

MORTINS.

Le bâton du constable est l'arme de la loi.

LORD DERBY

Dans presque tous les cas.

Dans celui-ci.

LORD DERBY

C'est juste.

Mais alors vous craignez qu'à cette fête auguste. Où Londre en deuil honore un si grand citoyen , Un trouble sérieux...

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