‹ Œuvres complètesChapitre 82 sur 324 · ACTE IV, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IV

EDOUARD

Comment?

THOMAS GOFF

Non-, je n'en ferai rien.

EDOUARD

Le feire est d'un brave homme et d'un bon citoyen.

Non.

EDOUARD

1\ faut prévenir des désordres coupables.

THOMAS GOFF

Eh non !

EDOUARD

Vous le devez.

THOMAS GOFF

Non , de par tous les diables !

CAVERLY , à part.

Je l'aurais parié.

M0RT1NS, de même.

C'est sur quoi je complais.

EDOUARD, à Thomas GofT.

Ne m'avez-vous pas dit. .

THOMAS GOFF

Qu'à vos ordres j'étais.

EDOUARD

Alors?...

THOMAS GOFF

Si vous vouliez ce que je veux moi-même.

Je le veux, mon cher Goff.

THOMAS GOFF

Mais vous changez de thème.

EDOUARD

En quoi ?

THOMAS GOFF

Vous m'engagez k trahir le pays.

EDOUARD

Lepuis-je?

THOMAS GOFF

Us criront tous, morbleu! que je trahis.

EDOUARD

Vous êtes éloquent^ vous leur ferez comprendre...

THOMAS GOFF

Ils le criront si fort qu'on ne pourra m'entendre.

EDOUARD

Mais puisqu'ils sont toujours de votre sentiment.

THOMAS GOFF

Bon ! quand je dis comme eux ; que je dise autrement, Le feu prend h la poudre, et je suis sur la mine. Non, non 5 si je le fais, que le ciel m'extermine!

Aide-moi donc, Mortins, à le persuader.

MORTINS, qui se lève.

Dans celle œuvre, Edouard, je ne peux pas t'aider. De son patriotisme il t'a donné la preuve-, Cesse de l'éprouver.

THOMAS GOFF

Ah! c'était une épreuve.

EDOUARD

Gardez-vous de le croire.

THOMAS GOFF

Aussi j'ai lenu bon.

Page 1