‹ Œuvres complètesChapitre 102 sur 135 · BRUMES ET PLUIES · texte numérisé non relu

BRUMES ET PLUIES

0 fins d'automne, hivers, printemps trempés de .beHfiu Endormeuses saisons! je vous aime et vous loue D'envelopper ainsi mon cœur et mon cerveau D'un linceul vaporeux et d*un vague tombeau.

Dans cette grande plaine où l'autan froid se joue , Où par les longues nuits la girouette s'enroue, Mon âme mieux qu'au temps du tiède renouveau Ouvrira largement ses ailes de corbeau.

Rien n'est plus doux au cœur plein de choses funèbres, Et sur qui dès longtemps descendent ïêsTrîmâs^ 0 blafardes saisons, reines de nos climats,

Que l'aspect permanent de vos pâles ténèbres,

— Si ce n'est, par un soir sans lune, deux à deux^

D'endormir la douleur sur un lit hasanleux.

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