‹ Œuvres complètesChapitre 124 sur 135 · LE RÊVE D'UN CURIEUX · texte numérisé non relu

LE RÊVE D'UN CURIEUX

Connais-tu, comme moi, la douleur savoureuse, Et de toi fais-tu dire : u Ohl l'homme singulier I » — J'allais mourir. C'était dans mon âme amoureuse, Désir mêlé d'horreur, un mal particulier;

Angoisse et vif espoir, sans humeur factieuse. Plus allait se vidant le fatal sablier. Plus ma torture était âpre et délicieuse; Tout mon cœur s'arrachait au monde familier.

J'étais comme l'enfant avide du spectacle. Haïssant le rideau comme on hait un obstacle... Enûn la vérité froide se révéla :

J'étais mort sans surprise, et la terrible aurore M'enveloppait. — Eh quoil n'est-ce donc que cela! La toile était levée et j'attendais encore.

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