‹ Œuvres complètesChapitre 13 sur 135 · LA VIE ANTÉRIEURE · texte numérisé non relu

LA VIE ANTÉRIEURE

J*ai longtemps habité sous de vastes portiques Que les soleil^ marins teignaient de mille feux, Et que leurs grands piliers, droits et majestueux. Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.

Les houles, en roulant les images des cieux. Mêlaient d'une façon solennelle et mystique Les tout- puissants accords de leur riche musique Aux couleurs du couchant reflété par mes yeux.

C*est là que j*ai vécu dans les voluptés calmes, Au milieu de l'azur, des vagues, des splendeur? Et des esclaves nus, tout imprégnés d'odeurs^

Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes. Et dont l'unique soin était d'approfondir Le secret douloureux qui me faisait languir.

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