‹ Œuvres complètesChapitre 2 sur 135 · DB LA PLDS PROFONDE HUMILITE · texte numérisé non relu

DB LA PLDS PROFONDE HUMILITE

JB DéDIB

CBS PLEURS MALADIVES 0. D.

La sottise, Terreur, le péché, la lésine , Occupent nos esprits et travaillent nos corps , Etjious alimentons nos aimables remords , Comme les mendiants nourrissent leur vermine.

Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches; Nous nous faisons payer grassement nos aveux, Et nous rentrons gaîment dans le chemin bourbeux, Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.

Sur Toreiller du mal c'est Satan Trismégiste Qui berce longuement notre esprit enchanté, Et le riche métal^ de notre volonté Est tout vaporisé par ce savant chimiste.

G^est le Diable qui tient les fils qui nous remueRt! Aux objets répug^nants nous trouvons des appas; Chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'unjpas^ Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent

Ainsi qu*un débauché pauvre qui baise et mange

Le sein martyrisé d'une antique catin ,

Nous volons au passante uu plaisir clandestin

Que nous pressons bien fort comme une vieille orange.

^ Serré, fourmillant, comme un million d'helminthes, Dans nos cerveaux ribote un peuple de Démons , Et, quand nous respirons, la Mort dans nos poumons Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes.

Si le viol , le poison , le poignard , l'incendie , N'ont pas encor brodé de Jeurs plaisants dessins Le canevasT^cTnal de nos piteux destins, C'est que notre âme , hélas 1 n'est pas assez hardie.

Mais parmi les chacals, les panthères, les lices. Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents, Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants Dans la ménagerie infâme de nos vices ,

Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde I Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes ni grands cris» Il ferait volontiers de la terre un débris Et dans un bâillement avalerait le monde;

(Test/l^Ennui!-— L'œil chargé d'un pleur involontaire,

Il rêve d'échafauds en fumant son houka.

Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat,

— Hypocrite lecteur, — mon semblable, — mon frère l

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