‹ Œuvres complètesChapitre 21 sur 135 · PARFUM EXOTIQUE · texte numérisé non relu

PARFUM EXOTIQUE

Ouand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d'automne. Je respire l'odeur de ton sein chaleureux,

Je vois se dérouler des rivages heureux :

Qu'éblouissent les feux d'un soleil monotone; \

Une île paresseuse où la nature donne

Des arbres singuliers et des fruits savoureux; ;

Des hommes dont le corps est mince et vigoureux, \

Et des femmes dont l'œil par sa franchise étonne, i

Guidé par ton odeur vers de charmants climats, l

Je vois un port rempli de voiles et de mâts

Encor tout fatigués par la vague marine, '\

Pendant que le parfum des verts tamariniers, ■

Qui circule dans l'air et m'enfle la narine, ^

Sd mêle dans mon âme au chant des mariniers. ]

SPLKEN ET IDEAL. H»

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