‹ Œuvres complètesChapitre 4 sur 135 · L'ALBATROS · texte numérisé non relu

L'ALBATROS

Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers. Qui suivent, indolents compagnons de voyage, Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont- ils déposés sur les planches, Que ces rois de Tazur, maladroits et honteux. Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches Comme des avirons traîner à côté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veulel Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laidl L'un agace son bec avec un brûle-gueule, u'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait l

Le Poète est semblable au prince des nuées Qui hanle la tempête et se rit de l'archer; ^ Lxilé sur le sol au milieu des huées , Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

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