‹ Œuvres complètesChapitre 40 sur 135 · L*AUBE SPIRITUELLE · texte numérisé non relu

L*AUBE SPIRITUELLE

Quand chez les débauchés l'aube blanche et vermeillâ ;

Entre en société de l'Idéal rongeur, j

Par l'opération d'un mystère vengeur j

Dans la brute assoupie un Ange se réveille, l

Des Cieux Spirituels l'inaccessible azur, i

Pour l'homme terrassé qui rêve encore et souffre, 1

S'ouvre et s'enfonce avec l'attirance du gouffre. \

Ainsi, chère Déesse, Être lucide et pur, ■

Sur les débris fumeux des stupides orgies ]

Ton souvenir plus clair, plus rose, plus charmant, \

A mes yeux agrandis voltige incessamment. ■

Le soleil a noirci la flamme des bougies ; |

Ainsi, toujours vainqueur, ton fantôme est pareil, i

Ame resplendissante, à l'immortel Soleil I j

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