‹ Œuvres complètesChapitre 52 sur 135 · D'HONORÉ DAUMIER · texte numérisé non relu

D'HONORÉ DAUMIER

Celui dont nous t'offrons l'image, Et dont l'art, subtil entre tous, Nous enseigne à rire de nous.

Celui-là, lecteur, est un sage.

Cest un satirique, un moqueur; Mais l'énergie avec laquelle 11 peint le Mal et sa séquelle Prouve la beauté de son cœur.

Son rire n'est pas la grimace De Melmoth ou de Méphisto Sous la torche de l'Alecto Qui les brûle , mais qui nous glace.

Leur rire , hélas I de la gaîlé N'est que la douloureuse charge; Le sien rayonne , franc et large.

Comme un signe de sa bouté I

HPLEEN ET IDÉAL. 181

FRANCISCiE MEiE LAUDES

Novis te cautabo chordis, 0 noveiielum quod ludis In solitudine cordis,

Esto sertis iraplicata,

0 fœmina aelicata

Per quam solvuntur peccata

Sicut beneOcum Lethe, Hauriam oscula de te, Quae imbuta es magnete.

Quum vitîorum tempestas Turbabat omnes semitas, Apparuisti, Deitas,

Valut Stella salutaris

In naufragiis amaris

Suspendam cor tuis arisl

Piscina plena virtutis, Fons aeternae juventutis, Labris vocem redde mutis I

Quoa erat spurcum , cremasti ; Quod rudius, exaequaiii; Ouod débile , confirmas li l

In famé mea taberna, In nocte mea lucerna, Recie me semper guberna,

Adde nunc vires viribus, Dulce balneum suavibua Unguentatum odoribus !

Meos circa iiimbos mica, 0 castiiaiis îorica, Aqua tincta seraphica;

Paiera gemmis corusca, Panis salsus, mollis esca, Divinum vinum , Francisca i

SPLEEiN ET IDÉAL. 183

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