‹ Œuvres complètes; (volume 2)Chapitre 103 sur 496 · LIVRE XXIII, CHAP. XXYIII · texte numérisé non relu

LIVRE XXIII, CHAP. XXYIII

le prince, les villes, les grands, quelques citoyens principaux sont devenus insensiblement propriétaires de toute ]a contrée : elle est inculte; mais les familles détruites leur en ont laissé les pâtures, et l'homme de travail n'a rien.

Dans cette situation, il faudroit faire, dans toute l'étendue de l'empire, ce que les Romains faisoient dans une partie du leur : pratiquer dans la disette des habitants ce qu'ils observoient dans l'abondance; distribuer des terres à toutes les familles qui n'ont rien; leur procurer les moyens de les défricher et de les cultiver. Cette distribution devroit se faire à mesure qu'il y auroit un homme pour la recevoir; de sorte qu'il n'y eût point de moment perdu pour le travail.

Page 1