‹ Œuvres complètes; (volume 2)Chapitre 184 sur 496 · CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL

qu'il ne faut point décider

PAR LES PRÉCEPTES DE LA RELIGION LORSQU'IL s'AGIT DE CEUX DE LA LOI NATURELLE.

Les Abyssins ont un carême de cinquante jours trèsrude, et qui les affoiblit tellement, que de longtemps ils ne peuvent agir : les Turcs * ne manquent pas de les attaquer après leur carême. La religion devroit, en faveur de la défense naturelle, mettre des bornes à ces pratiques.

Le sabbat fut ordonné aux Juifs ; mais ce fut une stupidité à cette nation de ne point se défendre % lorsque ses ennemis choisirent ce jour pour l'attaquer,

Gambyse assiégeant Péluze, mit au premier rang un grand nombre d'animaux que les Égyptiens tenoient pour sacrés : les soldats de la garnison n'osèrent tirer. Qui ne voit que la défense naturelle est d'un ordre supérieur à tous les préceptes?

1 Recueil des voyages qui ont servi à l'établissement de la compagnie des Indes, tome IV, part. I, p. 35 et 103. (M.)

2. Comme ils firent, lorsque Pompée assiégea le temple. Voyez Dion, liv. XXXVII, c. XVI. (M.) Voyez cependant l'histoire des Machabées, et So&èphe, Antiquités judaïques, XU, \m.

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