‹ Œuvres complètes; (volume 2)Chapitre 192 sur 496 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

CONTINUATION DU MEME SUJET

C'est un des abus de ce tribunal, que, de deux personnes qui sont accusées du même crime, celle qui nie est condamnée à la mort, et celle qui avoue évite le supplice ^ Ceci est tiré des idées monastiques, oii celui qui nie paroit être dans l'impénitence et damné, et celui qui avoue semble être dans le repentir et sauvé. Mais une pareille distinction ne peut concerner les tribunaux humains; la justice humaine, qui ne voit que les actions, n'a qu'un pacte avec les hommes, qui est celui de l'innocence ; la justice divine, qui voit les pensées, en a deux, celui de l'innocence et celui du repentir.

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