‹ Œuvres complètes; (volume 2)Chapitre 27 sur 496 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

CIRCONSTANCES DANS LESQUELLES LES ROMAINS FIRENT LEURS OPÉRATIONS SUR LA MONNOIE.

Il y avoit anciennement très-peu d'or et d'argent en Italie. Ce pays a peu ou point de mines d'or et d'argent. Lorsque Rome fut prise par les Gaulois, il ne s*y trouva que mille livres d'or ^ Cependant les Romains avoient saccagé plusieurs villes puissantes, et ils en avoient transporté les richesses chez eux. Ils ne se servirent longtemps que de monnoie de cuivre : ce ne fut qu'après la paix de Pyrrhus qu'ils eurent assez d'argent pour en faire de la monnoie ^ Ils firent des deniers de ce métal, qui valoient dix as ^, ou dix livres de cuivre. Pour lors, la proportion de l'argent au cuivre étoit comme 1 à 960^; car le denier romain valant dix as ou dix livres de cuivre, il valoit centvingt onces de cuivre; et le même denier valant un huitième d'once d'argent % cela faisoit la proportion que nous venons de dire.

Rome, devenue maîtresse de cette partie de l'Italie, la

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