RÈGLES ÉTABLIES DANS LE COMBAT JUDICIAIRE
Lorsqu'il ^ y avoit plusieurs accusateurs, il falloit qu'ils s'accordassent pour que l'affaire fût poursuivie par un seul ; et s'ils ne pouvoient convenir, celui devant qui se faisoit le plaid, nommoit un d'entre eux qui poursuivoit la querelle.
Quand 2 un gentilhomme appeloit un vilain, il devoit se présenter à pied, et avec l'écu et le bâton; et, s'il venoit à cheval, et avec les armes d'un gentilhomme, on lui ôtoit son cheval et ses armes; il restoit en chemise, et étoit obligé de combattre en cet état contre le vilain.
Avant le combat, la justice ^ faisoit publier trois bans. Par l'un, il étoit ordonné aux parents des parties de se retirer * ; par l'autre on avertissoit le peuple de garder le silence^; par le troisième, il étoit défendu de donner du secours à une des parties, sous de grosses peines, et même celle de mort, si, par ce secours, un des combattants avoit été vaincu.
Les gens de justice gardoient^ le parc; et dans le cas