‹ Œuvres complètes; (volume 2)Chapitre 427 sur 496 · Ibid., p. 89. (M · texte numérisé non relu

Ibid., p. 89. (M

DE L'ESPRIT DES LOIS

naire ayant été trouver son père en Allemagne, ce prince lui demanda comment il pouvoit être si pauvre, lui qui étoit roi : que Louis lui répondit qu'il n'étoit roi que de nom, et que les seigneurs tenoient presque tous ses domaines ; que Gharlemagne, craignant que ce jeune prince ne perdit leur affection s'il reprenoit de lui-même ce qu'il avoit inconsidérément donné, il envoya des commissaires pour rétablir les choses K

Les évêques écrivant à Louis % frère de Charles le Chauve, lui disoient : « Ayez soin de vos terres, afin que vous ne soyez pas obligé de voyager sans cesse par les maisons des ecclésiastiques, et de fatiguer leurs serfs par des voitures. Faites en sorte, disoient-ils encore, que vous ayez de quoi vivre et recevoir des ambassades. » Il est visible que les revenus des rois consistoient alors dans leurs domaines ^

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