Ch. XXIII. (M
2. Histoire de l'Établissement de la monarchie françoise, tome HT liv. VI, ch. IV, p. 302. (M.)
DE L'ESPRIT DES LOIS
nous dira-tcil qu'on se soit jamais plaint en Turquie de ce qu'on y élevoit aux honneurs et aux dignités des gens de basse naissance, comme on s'en plaignoit sous les règnes de Louis le Débonnaire et de Charles le Chauve ? On ne s'en plaignoit pas du temps de Charlemagne, parce que ce prince distingua toujours les anciennes familles d'avec les nouvelles ; ce que Louis le Débonnaire et Charles le Chauve ne firent pas.
Le public ne doit pas oublier qu'il est redevable à M. l'abbé Dubos de plusieurs compositions excellentes ^ C'est sur ces beaux ouvrages qu'il doit le juger, et non pas sur celtd-ci. M. l'abbé Dubos y est tombé dans de grandes fautes, parce qu'il a plus eu devant les yeux M. le comte de Boulainvilliers, que son sujet. Je ne tirerai de toutes mes critiques que cette réflexion : Si ce grand homme^ a erré, que ne dois-je pas craindre?
1 . L'ouvrage qui avait rendu célèbre l'abbé Dubos était intitule : Béflexions critiques sur la poésie et la peinture, 3 vol. in-12. Ce livre a eu dans son temps un grand succès.