Plutarque, Vie de Numa. (M
8. Voyez les Fragm. d'Ulpien, aux tit. xiv, xv, xvi, xvn et xviii, qui sont un des beaux morceaux de l'ancienne jurisprudence romaine. (M.)
9. Sozom, liv. I, ch. ix. On rccevoit de ses parents; Fragm. d'Ulpien, tit. XVI, S 1. (M.)
10. Sozom. liv. I, ch. ix, et leg. unie. cod. Theodos. De infirm. pœnis cœiib. et orbitat. (M.)
41. OEuvres morales: de V amour des pères envers leurs enfants. (M.) 12. Voyez un plus long détail de ceci dans les Fragments d'Ulpien, tit. xv et XVI. (M.)
DE L'ESPRIT DES LOIS
s'ils n'en avoient point, ils pouvoient recevoir la dixième partie delà succession, à cause du mariage; et s'ilsavoient des enfants d'un autre mariage, ils pouvoient se donner autant de dixièmes qu'ils avoient d'enfants.
Si un mari s'absentoit^ d'auprès de sa femme pour autre cause que pour les affaires de la république, il ne pouvoit en être l'héritier.
La loi donnoit à un mari ou à une femme qui survivoit, deux ans ^ pour se remarier, et un an et demi dans le cas du divorce. Les pères qui ne vouloient pas marier leurs enfants, ou donner de dot à leurs filles, y étoient contraints par les magistrats ^
On ne pouvoit faire des fiançailles lorsque le mariage devoit être dilféré de plus de deux ans ^ ; et comme on ne pouvoit épouser une fille qu'à douze ans, on ne pouvoit la fiancer qu'à dix. La loi ne vouloit pas que l'on pût jouir inutilement et sous prétexte de fiançailles, des privilèges des gens mariés.
11 étoit défendu à un homme qui avoit soixante ans ^ d'épouser une femme qui en avoit cinquante. Comme on avoit donné de grands privilèges aux gens mariés, la loi ne vouloit point qu'il y eût des mariages inutiles. Par la