‹ Œuvres complètes; (volume 2)Chapitre 88 sur 496 · LIVRE XXIII, CHAP. XXI · texte numérisé non relu

LIVRE XXIII, CHAP. XXI

Tibère, on fut obligé de modifier ^ ces lois, que Néron diminua les récompenses des ^ délateurs au fisc, que Trajan ^ arrêta leur brigandage, que Sévère ^ modifia ces lois, et que les jurisconsultes les regardèrent comme odieuses, et, dans leurs décisions, en abandonnèrent la rigueur.

D'ailleurs les empereurs énervèrent ces lois% par les privilèges qu'ils donnèrent des droits de maris, d'enfants, et de trois enfants. Ils firent plus : ils dispensèrent les particuliers^ des peines de ces lois. Mais des règles établies pour l'utilité publique sembloientne devoir point admettre de dispense.

11 avoit été raisonnable d'accorder le droit d'enfants aux Vestales % que la religion retenoit dans une virginité nécessaire : on donna ^ de même le privilège des maris aux soldats, parce qu'ils ne pouvoient se marier. G'étoit la coutume d'exempter les empereurs de la gêne de certaines lois civiles. Ainsi Auguste fut exempté de la gêne de la loi, qui limitoit la faculté^ d'affranchir, et de celle qui bornoit

1. Relatum de moderanda Papia Poppœa. Tacite, Ann,, III, xxv. (M.)

2. Il les réduisit à la quatrième partie. Suétone, in Nerone, ch. x. (M.)

Page 1