De morib. Germ., ch. xix. (M
2. Il n'y a point de titre là-dessus dans le digeste: le titre du code n'en dit rien, non plus que les novelles. (M.)
GHATITRE XXIIl.
DE l'État de l'univers après la destruction
DES romains.
Les règlements que firent les Romains pom- augmenter le nombre de leurs citoyens, eurent leur effet pendant que leur république, dans la force de son institution, n'eut à réparer que les pertes qu'elle faisoit par son courage, par son audace, par sa fermeté, par son amour pour la gloire,' et par sa vertu même. Mais bientôt les lois les plus sages ne purent rétablir ce qu'une répu*blique mourante, ce qu'une anarchie générale, ce qu'un gouvernement militaire, ce qu'un empire dur, ce qu'un despotisme superbe, ce qu'une monarchie foible, ce qu'une cour stupide, idiote et superstitieuse, avoient successivement abattu : on eût dit qu'ils n' avoient conquis le monde que pour l'affoiblir, et le livrer sans défense aux barbares. Les nations Gothes\ Gétiques, Sarrazines et Tartares, les accablèrent tour à tour; bientôt les peuples barbares n'eurent à détruire que des peuples barbares. Ainsi, dans le temps des fables, après les inondations et les déluges, il sortit de la terre des hommes armés qui s'exterminèrent.
1. Dans le dictionnaire de Montesquieu : gothique est synonyme de germanique.