‹ Œuvres complètes; (volume 3)Chapitre 142 sur 181 · M DCC LI · texte numérisé non relu

M DCC LI

Cette réponse au gazetier ecclésiastique est de la Boauinelle, si connu au dernier siècle par ses démêlés avec Voltaire. Quoiqu'il soit évident à la simple lecture que cette pièce ne peut être de l'auteur de la Défense, et quoiqu'on y reconnaisse la main d'un protestant, les ennemis de Montesquieu ne manquèrent pas de lui attribuer un pamphlet qui pouvait le compromettre. 11 se crut obligé de donner un démenti officiel à la calomnie, par une lettre adressée sans doute à La Beaumelle, et dont un exemplaire, imprimé sur une feuille in-8, est conservé dans un recueil factice de la bibliothèque Mazarine, à Paris. Cette lettre est ainsi conçue :

Le Nouvelliste ecclésiastique, clans sa feuille du quatrième de juin 1752, m'attribue une brochure in-12 de soixante-seize pages, intitult5e : Suite de la Défense de l'Esprit des Lois. 11 s"e.\bale en injures. Je n'ai point fait cet ouvrage; je n'y ai aucune part. Vous pouvez faire imprimer cette lettre.

Je suis, etc.

A Paris, ce 27 f;vrier l'ô3.

Du reste, Montesquieu fut très-touché dis efforts de son défenseur et lui porta dès lors beaucoup d'intérêt. Nous avons l'indication d'une lettre adressée à M. de la Condamine et datée de Paris le 15 mars IToZi, dans laquelle Montesquieu remercie son ami des soi7is qu'il s'est </o?mes pour La Beaumelle (alors emprisonné à la Bastille), et comme ce dernier peut avoir besoin d'argent, la Bastille n'en fournissant guère, il prie M. de la Condamine de disposer de lui.

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