‹ Œuvres complètes; (volume 3)Chapitre 39 sur 181 · LIVRE XXXI, CHAP. XII · texte numérisé non relu

LIVRE XXXI, CHAP. XII

ses intérêts par des exemples. Le synode de Francfort^ lui présenta un motif plus pressant pour payer les dîmes. On y fit un capitulaire dans lequel il est dit que, dans la dernière famine, on avoit trouvé les épis de bled vides ^; qu'ils avoient été dévorés par les démons, et qu'on avoit entendu leurs voix qui reprochoient de n'avoir pas payé la dîme : et, en conséquence, il fut ordonné à tous ceux qui tenoient les biens ecclésiastiques, de payer la dîme ; et, en conséquence, encore, on l'ordonna k tous.

Le projet de Gharlemagne ne réussit pas d'abord : cette charge parut accablante ^ Le paiement des dîmes chez les Juifs étoit entré dans le plan de la fondation de leur république ; mais ici le paiement des dîmes étoit une charge indépendante de celles de l'établissement de la monarchie. On peut voir, dans les dispositions ajoutées à la loi des Lombards^, la difficulté qu'il y eut à faire recevoir les dîmes par les lois civiles : on peut juger, par les différents canons des conciles, de celle qu'il y eut à les faire recevoir par les lois ecclésiastiques.

Le peuple consentit enfin à payer les dîmes, à condition qu'il pourroit les racheter. La constitution de Louis le Débonnaire', et celle de l'empereur Lothaire*^ son fils, ne le permirent pas.

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