‹ Œuvres complètes; (volume 3)Chapitre 65 sur 181 · QUE LES HOMMES LIBRES FURENT RENDUS CAPABLES DE POSSÉDER DES FIEFS · texte numérisé non relu

QUE LES HOMMES LIBRES FURENT RENDUS CAPABLES DE POSSÉDER DES FIEFS

J'ai dit que les hommes lii:ires alloient à la guerre sous leur comte, et les vassaux sous leur seigneur. Cela faisoit que les ordres de l'État se balançoient les uns les autres; et, quoique les leudes eussent des vassaux sous eux, ils pouvoient être contenus par le comte, qui étoit à la tête de tous les hommes libres de la monarchie.

D'abord \ ces hommes libres ne purent pas se recommander pour un fief, mais ils le purent dans la suite ; et je trouve que ce changement se fit dans le temps qui s'écoula depuis le règne de Contran jusqu'à celui de Charlemagne. Je le prouve par la comparaison qu'on peut faire du traité d'Aiidely- passé entre Contran, Childebert et la reine Brunehault, et le partage lait par Charlemagne à ses enfants, et un partage pareil fait par Louis le Débonnaire ^ Ces trois actes contiennent des dispositions à peu près pareilles à l'égard des vassaux; et, comme on y règle les mêmes points, et à peu près dans les mêmes cireon-

1. Voyez ce que j'ai dit ci-dossus au livre XXX, cli. dernier, vers la fin. (M.)

Page 1