CHANGEMENTS ARRIVES DANS LES GRANDS OFFICES ET DANS LES FIEFS
11 sembloit que tout prît un vice particulier, et se corrompît en même teras. J'ai dit que, clans les premiers tems, plusieurs fiefs étoient aliénés à perpétuité; mais c'étoient des cas particuliers, et les fiefs en général conservoient toujours leur propre nature ; et si la couronne avoit perdu des fiefs, elle en avoit substitué d'autres. J'ai dit encore que la couronne n'avoit jamais aliéné les grands offices à perpétuité ^
Mais Charles le Chauve fit un règlement général, qui aflecta également et les grands offices et les fiefs : il établit, dans ses Capitulaires, que les comtés seroient données aux enfants du comte ; et il voulut que ce règlement eût encore lieu pour les fiefs -.
On verra tout à l'heure que ce règlement reçut une plus grande extension ; de sorte que les grands ofiices et
1. Des auteurs ont dit que la comté de Toulouse avoit été doiniée pai- Charles Martel, et passa d'héritier en héritier jusqu'au dernier Raymond ; mais si cela est, ce fut l'effet de quelques circonstances qui purent engager à choisir les comtes de Toulouse parmi les enfants du dernier possesseur. (M.)
2. Voj'ez son capitulaire de l'an 877, titre un, art. 0 et 10, apndCarisiacum. Ce capitulaire se rapporte à un autre de la môme année et du même lieu, art. 3. (M.)