‹ Œuvres complètes; (volume 4)Chapitre 130 sur 251 · Suet., in Julio, ch. lxxxii. (M · texte numérisé non relu

Suet., in Julio, ch. lxxxii. (M

obsèques de César : et efTectivement, dès qu'il ne l'avoit pas déclaré tyran, il ne pouvoit lui refuser la sépulture. Or, c'étoit une coutume des Romains, si vantée par Polybe, de porter dans les funérailles les images des ancêtres, et de faire ensuite l'oraison funèbre du défunt : Antoine, qui la fit, montra au peuple la robe ensanglantée de César, lui lut son testament, où il lui faisoit de grandes largesses, et l'agita au point qu'il mit le feu aux maisons des conjurés.

Nous avons un aveu de Cicéron, qui gouverna le sénat dans toute cette affaire S qu'il auroit mieux valu agir avec vigueur, et s'exposer à périr; et que même on n'auroit point péri : mais il se disculpe, sur ce que, quand le sénat fut assemblé, il n'étoit plus temps. Et ceux qui savent le prix d'un moment, dans les affaires où le peuple a tant de part, n'en seront pas étonnés.

Voici un autre accident : Pendant qu'on faisoit des jeux en l'honneur de César, une comète à longue chevelure parut pendant sept jours ; le peuple crut que son âme avoit été reçue dans le ciel ^ .

G'étoit bien une coutume des peuples de Grèce et d'Asie de bâtir des temples aux rois, et même aux proconsuls qui les avoient gouvernés ^ : on leur laissoit faire

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