Zozime, liv. VIII. (M
3. Depuis l'établissement du christianisme, les combats des gladiateurs devinrent rares. Constantin défendit d'en donner : ils furent entièrement abolis sous Honorius», comme il paroît par Théodoret et Othon de Frisingue. Les Romains ne retinrent, de leurs anciens spectacles, que ce qui pouvoit affoiblir les courages, et servoit d'attrait à la volupté '\ (M.)
a A. Celte barbare coutume ne fut entièrement abolie que sous Honorius.
b A ajoute : Dans les temps précédents, avant que les soldats partissent pour l'armée, on leur donnait un combat de gladiateurs pour les accoutumer à voir le sanp. le fer et les blessures, et à ne pas craindre l'ennemi. (Julius Capitolin, Vie dt Maxime et do Ualbin. (M.)
Lorsque Constantin envoya Julien dans les Gaules, il trouva que cinquante villes, le long du Rhin\ avoient été prises par les Barbares; que les provinces avoient été saccagées ; qu'il n'y avoit plus que l'ombre d'une armée romaine que le seul nom des ennemis faisoit fuir.
Ce prince, par sa sagesse, sa constance, son économie, sa conduite, sa valeur, et une suite continuelle d'actions héroïques, rechassa les Barbares - ; et la terreur de son nom les contint tant qu'il vécut ^.
La brièveté des règnes, les divers partis politiques, les différentes religions, les sectes particulières de ces religions, ont fait que le caractère des empereurs est venu à nous extrêmement défiguré. Je n'en donnerai que deux exemples. Cet Alexandre, si lâche dans Hérodien, paroît plein de courage dans Lampridius : ce Gratien, tant loué par les orthodoxes, Philostorgue le compare à Néron ^
Yalentinien sentit, plus que personne, la nécessité de l'ancien plan : il employa toute sa vie à fortifier les bords du Rhin, à y faire des levées, y bâtir des châteaux, y placer des troupes, leur donner le moyen d'y subsister. Mais il arriva dans le monde un événement qui détermina Valens, son frère, à ouvrir le Danube, et eut d'effroyables suites.
Dans le pays qui est entre les Palus-Méotides, les montagnes du Caucase, et la mer Caspienne, il y avoit plusieurs peuples qui étoient la plupart de la nation des