‹ Œuvres complètes; (volume 4)Chapitre 202 sur 251 · A. Étant près de donner bataille · texte numérisé non relu

A. Étant près de donner bataille

C. Thcophylactc, liv. II, ch. m, Histoire de Vempereur Maurice. {M.]

Ce sont bien d'autres larmes, celles de ces Arabes qui pleurèrent de douleur de ce que leur général avoit fait une trêve qui les enipêchoit de répandre le sang des chrétiens K

C'est que la dilTérence est totale entre une armée fanatique et une armée bigote. On le vit, dans nos temps modernes, dans une révolution fameuse, lorsque l'armée de Cromwell étoit comme celle des Arabes, et les armées d'Irlande et d'Ecosse comme celle des Grecs.

Une superstition grossière, qui abaisse l'esprit autant que la religion l'élève, plaça toute la vertu et toute la confiance des hommes dans une ignorante stupidité pour les images; et l'on vit des généraux lever un siège-, et perdre une ville ^ pour avoir une relique.

La religion chrétienne dégénéra, sous l'empire grec, au point où elle étoit de nos jours chez les Moscovites, avant que le czar Pierre P"" eût fait renaître cette nation, et introduit plus de changements dans un État qu'il gouvernoit, que les conquérants n'en font dans ceux qu'ils usurpent^.

On peut aisément croire ^ que les Grecs tombèrent dans une espèce d'idolâtrie ^ On ne soupçonnera pas les Italiens ni les Allemands de ces temps-là d'avoir été peu attachés au culte extérieur; cependant, lorsque les historiens grecs parlent du mépris des premiers pour les reliques et les

1. Histoire de la conquête de la Syrie, de la Perse et de l'Egypte, par les Sarrasins; par M. Ocklcy. (M.)

Page 1