‹ Œuvres complètes; (volume 4)Chapitre 60 sur 251 · Liv. II, ch. I. (M · texte numérisé non relu

Liv. II, ch. I. (M

2. Voyez, dans Polybe, et dans Josèpho, De bellojudaico, liv. III, chap. vi, quelles étoient les armes du soldat romain. Il y a peu de différence, dit ce dernier, entre les chevaux chargés et les soldats romains. « Ils portent, dit « Ciccron, leur nourriture pour plus de quinze jours, tout ce qui est à leur « usage, tout ce qu'il faut pour se fortifier : et à l'égard de leurs armes, « ils n'en sont pas plus embarrassés que de leurs mains. » TuscuJ., liv. II, ch. XV. (M.)

avec elle; que chaque fois^ elle se retranchât; et fût, comme dit VégèceS une espèce de place de guerre.

Pour qu'ils pussent avoir des armes plus pesantes que ^ celles des autres hommes, il falloit qu'ils se rendissent plus \ qu'hommes; c'est ce qu'ils firent par un travail continuel,* I qui augmentoit leur force, et par des exercices qui leur donnoient de l'adresse, laquelle n'est aJutre chose qu'une juste dispensation des forces que l'on a.

Nous remarquons aujourd'hui que nos armées périssent beaucoup par le travail^ immodéré des soldats; et cependant c'étoit par un travail immense que les Romains se conservoient. La raison en est, je crois, que leurs fatigues étoient continuelles; au lieu que nos soldats passent sans cesse d'un travail extrême à une extrême oisiveté; ce qui est la chose du monde la plus propre à les faire périr.

Il faut que je rapporte ici ce que les auteurs ^ nous disent de l'éducation des soldats romains. On les accoutumoit à aller le pas militaire, c'est-à-dire, à faire en cinq heures vingt milles, et quelquefois vingt-quatre ^ Pendant ces marches, on leur faisoit porter des poids de soixante livres. On les entretenoit dans l'habitude de courir, et de

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