‹ Œuvres complètes; (volume 4)Chapitre 8 sur 251 · A ajoute ce qui suit · texte numérisé non relu

A ajoute ce qui suit

Ce poëme ne ressemble à aucun ouvrage de ce genre que nous ayons. Cependant les règles, que les autours des poétiques ont prises dans la nature, s'y trouvent observées.

La description de Gnide qui est dans le premier chant, est d'autant plus heureuse, qu'elle fait, pour ainsi dire, naître le poëme ; qu'elle est, non pas un ornement du sujet, mais une partie du sujet même : bien différente de ces descriptions que les anciens ont tant blâmées, qui sont étrangères et recherchées :

Purpureus late qui splendeat, unus et aller Assuitur pannus.

Les épisodes du second et du troisième chant naissent aussi du sujet; et le poëte s'est conduit avec tant d'art que les ornements de son poëme en sont aussi des parties nécessaires.

11 n'y a pas moins d'art dans le quatrième et le cinquième chant. Le poëte, qui devoit faire réciter à Aristée l'histoire de ses amours avec Camille, ne fait raconter au tils d' Antiloque ses aventures que jusqu'au moment qu'il a vu Thémire, afin de mettre de la variété dans les récits.

L'histoire d'Aristée et de Camille est singulière en ce qu'elle est uniquement une histoire de sentiments.

Lo nœud se forme dans le sixième chant, et le dénoûment se fait très-heureusement dans le septième, par un seul regard de Thémire.

Le poëte n'entre pas dans le détail du raccommodement d'Aristée et do Camille :

Page 1