‹ Œuvres complètes; (volume 5)Chapitre 272 sur 453 · DES MARIAGES DES ROIS FRANCS · texte numérisé non relu

DES MARIAGES DES ROIS FRANCS

J'ai dit ci-dessus1 que, chez les peuples qui ne cultivent point les terres, les mariages étoient beaucoup moins fixes, et qu'on y prenoit ordinairement plusieurs femmes. « Les Germains étoient presque les seuls2 de tous les barbares qui se contentassent d'une seule femme, si l'on en excepte3, dit Tacite, quelques personnes qui, non par dissolution, mais à cause de leur noblesse, en avoient plusieurs. »

Gela explique comment les rois de la première race eurent un si grand nombre de femmes. Ces mariages étoient moins un témoignage d'incontinence qu'un attribut de dignité : c'eût été les blesser dans un endroit bien tendre, que de leur faire perdre une telle prérogative4, Gela explique comment l'exemple des rois ne fut pas suivi par les sujets.

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