‹ Œuvres complètes; (volume 5)Chapitre 280 sur 453 · DES ASSEMBLÉES DE LA NATION CHEZ LES FRANCS · texte numérisé non relu

DES ASSEMBLÉES DE LA NATION CHEZ LES FRANCS

On a dit ci-dessus que les peuples qui ne cultivent point les terres, jouissoient d'une grande liberté1. Les Germains furent dans ce cas. Tacite dit qu'ils ne donnoientà leurs rois ou chefs qu'un pouvoir très-modéré2; et César3, qu'ils n'avoient pas de magistrat commun pendant la paix, mais que clans chaque village les princes rendoient la justice entre les leurs. Aussi les Francs, dans la Germanie, n'avoient-ils point de roi, comme Grégoire de Tours4 le prouve très-bien.

« Les princes5, dit Tacite, délibèrent sur les petites choses, toute la nation sur les grandes; de sorte pourtant que les affaires dont le peuple prend connoissance sont portées de même devant les princes. » Cet usage se conserva après la conquête, comme 6 on le voit dans tous les monuments.

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