‹ Œuvres complètes; (volume 5)Chapitre 305 sur 453 · LIVRE XIX, G H A P . XVIII · texte numérisé non relu

LIVRE XIX, G H A P . XVIII

saire avec les ministres de la religion, leur participation aux sacrements, la confession auriculaire, l'extrêmeonction, le mariage d'une seule femme : tout cela renverse les mœurs et les manières du pays, et frappe encore du même coup sur la religion et sur les lois.

La religion chrétienne, par l'établissement de la charité, par un culte public, par la participation aux mêmes sacrements, semble demander que tout s'unisse : les rites des Chinois semblent ordonner que tout se sépare.

Et, comme on a vu que cette séparation1 tient en général à l'esprit du despotisme, on trouvera dans ceci une des raisons qui font que le gouvernement monarchique et tout gouvernement modéré s'allient mieux2 avec la religion chrétienne3.

1. Voyez le liv. IV, chap. ni, et le liv. XIX, chap. xm. (M.)

Page 1