‹ Œuvres complètes; (volume 5)Chapitre 373 sur 453 · L'Iliade · texte numérisé non relu

L'Iliade

4. A. B. Les Égyptiens furent si peu jaloux du commerce, qu'ils laissèrent, etc.

5. Liv. III des Bois, c. ix, v. 26 ; Paralip., liv. II, c. vni, v. 17. (M.)

DE L'ESPRIT DES LOIS

Josephe 1 dit que sa nation, uniquement occupée de l'agriculture, connoissoit peu la mer : aussi ne fut-ce que par occasion que les Juifs négocièrent dans la mer Rouge. Ils conquirent, sur les Iduméens, Elath et Asiongaber, qui leur donnèrent ce commerce : ils perdirent ces deux villes, et perdirent ce commerce aussi.

Il n'en fut pas de même des Phéniciens : ils ne faisoient pas un commerce de luxe : ils ne négocioient point p^ar la conquête : leur frugalité, leur habileté, leur industrie, leurs périls, leurs fatigues, les rendoient nécessaires à toutes les nations du monde.

Les nations voisines de la mer Rouge 2 ne négocioient que dans cette mer et celle d'Afrique. L'étonnement de l'univers à la découverte de la mer des Indes, faite sous Alexandre3, le prouve assez. Nous avons4 dit qu'on porte toujours aux Indes des métaux précieux, et que l'on n'en rapporte5 point : les flottes juives qui rapportaient par la mer Rouge de l'or et de l'argent, revenoient d'Afrique, et non pas des Indes.

Je dis plus : cette navigation se faisoit sur la côte orientale de l'Afrique ; et l'état où étoit la marine pour lors, prouve assez qu'on n'alloit pas dans des lieux bien reculés.

Je sais que les flottes de Salomon et de Jozaphat ne revenoient que la troisième année ; mais je ne vois pas

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