‹ Œuvres complètes; (volume 5)Chapitre 388 sur 453 · Arrien, de l'Expéd. d'Alex., liv. VII. (M · texte numérisé non relu

Arrien, de l'Expéd. d'Alex., liv. VII. (M

m DE L'ESPRIT DES LOIS.

flotte pour découvrir si elle communiquoit à l'Océan par le Pont-Euxin, ou par quelque autre mer orientale vers les Indes. Après lui, Séleucus et Antiochus eurent une attention particulière à la reconnoître. Ils y entretinrent 1 des flottes. Ce que Séleucus reconnut fut appelé mer Séleucide : ce qu'Antiochus découvrit fut appelé 2 mer Antiocbide. Attentifs aux projets qu'ils pouvoient avoir de ce côté-là3, ils négligèrent les mers du midi; soit que les Ptolomées, par leurs flottes sur la mer Rouge, s'en fussent déjà procuré l'empire, soit qu'ils eussent découvert dans les Perses un éloignement invincible pour la marine4. La côte du midi5 de la Perse ne fournissoit point de matelots ; on n'y en avoit vu que dans les derniers moments de la vie d'Alexandre. Mais les rois d'Egypte, maîtres de l'île de Chypre, de la Phénicie et d'un grand nombre de places sur les côtes cle l'Asie Mineure, avoient toutes sortes de moyens pour faire des entreprises de mer. Ils n'avoient point à contraindre le génie de leurs sujets ; ils n'avoient qu'à le suivre.

On a de la peine à comprendre 6 l'obstination des anciens à croire que la mer Caspienne étoit une partie de l'Océan. Les expéditions d'Alexandre, des rois de Syrie, des Parthes et des Romains, ne purent leur faire changer de pensée 7. C'est qu'on revient de ses erreurs le plus tard qu'on peut.

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